Trois des nommés au trophée de meilleur gardien qui sera remis lors de la cérémonie du Ballon d'or le 26 octobre 2026, ont remporté un titre de champion au cours de la saison.

Le palmarès riche et varié de ce formidable groupe de dix joueurs comprend notamment une Coupe d’Afrique des nations, ainsi que des victoires en Ligue des champions et en Ligue des champions de l’AFC.

En juillet, Unai Simon a brandi le trophée de la Coupe du monde.

Toujours dans le cadre de cette compétition, sept des nominés de 2026 ont disputé un nombre important de minutes sur le continent américain, totalisant à eux tous 16 matchs sans encaisser de but.

Quatre d’entre eux ont atteint les quarts de finale, voire plus loin.

Il s’agit donc d’une élite qui, collectivement, a accumulé une multitude d'exploits. Sur le plan individuel également, ils se sont illustrés avec brio.

Yassine Bounou – Le pionnier africain

Les performances de ce gardien de 35 ans lors de la Coupe du monde ont été saluées de toutes parts, notamment parce que le joueur d’Al-Hilal a prolongé son remarquable record de penalties arrêtés dans la compétition.

Bounou a désormais affronté neuf tirs au but en Coupe du monde. Seuls deux ont trouvé le chemin des filets.

Avec deux « clean sheets » à son actif, il détient désormais le record du plus grand nombre de matchs sans encaisser de but (5) jamais réalisés par un gardien africain lors de la Coupe du monde.

En octobre 2025, l’ancien gardien de Séville a battu un autre record significatif, en jouant un rôle déterminant dans la série sans précédent de 16 victoires internationales consécutives du Maroc.

Thibaut Courtois – La bonne voie empruntée

Le lauréat de ce prix en 2022 s’est une nouvelle fois montré impérial dans les cages du Real Madrid la saison dernière, préservant ses filets dans 34,2 % de ses rencontres de championnat. En Liga, au cours de la saison 2025/26, son imposante stature n’a été franchie que toutes les 102 minutes.

Ces chiffres impressionnants sont devenus la norme pour le Belge, qui a accumulé, au cours de ses 17 années au plus haut niveau, une liste de distinctions individuelles presque aussi longue que son énorme envergure.

Pourtant, aucune de ces distinctions n’aurait vu le jour si Courtois avait suivi son cœur lorsqu’il était jeune et s’était exclusivement consacré à une carrière de volleyeur.

C’est la voie qu’a empruntée sa sœur Valérie, qui a représenté son pays dans cette discipline. Son frère Gaëtan a lui aussi suivi les traces de ses parents, tous deux joueurs de volley-ball semi-professionnels.

Nominé à cinq reprises au Ballon d'Or, Courtois a grandi dans une maison dont le jardin était entièrement recouvert de sable afin que la famille puisse s’entraîner régulièrement à ce qui était alors sa principale passion.

Édouard Mendy – Des débuts difficiles au succès

Finaliste de ce prix en 2021, le parcours de Mendy vers la gloire et la reconnaissance relève du scénario hollywoodien. Découvrez-le ici…

Grâce à son triomphe en Ligue des champions de l’AFC avec Al-Ahli l’année dernière, ce gardien de 34 ans est devenu le premier à remporter la Ligue des champions tant en Asie qu’en Europe, et ce dernier exploit mérite d’être rappelé.

Contribuant au succès continental de Chelsea en 2021, Mendy a arrêté 32 des 35 tirs cadrés, affichant au final un pourcentage d’arrêts de 91,4 %, qui reste un record du tournoi.

Unai Simon – Une loyauté récompensée

Une mauvaise saison de l'Athletic Bilbao en 2025/26 l'a vu terminer 12e de la Liga et encaisser 58 buts, soit plus que deux des clubs relégués.

C’est peut-être pour cette raison que certains ont remis en question la décision de Luis de la Fuente de conserver Simon comme titulaire alors que l’Espagne se lançait dans la Coupe du monde de l’été dernier. Cela ne remettait certainement pas en cause les qualités du gardien de Bilbao, finaliste de ce prix en 2024 et vainqueur de l’Euro avec la Roja, rien de moins.

De la Fuente, pour sa part, a répondu avec son optimisme habituel, en déclarant :

« Il serait injuste de ne pas reconnaître la qualité, la classe, le parcours et l’expérience professionnelle d’Unai Simon. Il serait absurde que je doive venir ici pour le réaffirmer. Lorsqu’un gardien de but est de ce niveau, il faut respecter son statut et sa carrière. »

Simon a récompensé au centuple la loyauté de ses sélectionneurs nationaux en enchaînant une série de superbes performances lors de la Coupe du monde, restant 491 minutes sans encaisser de but jusqu’à ce que la Belgique finisse par trouver la faille en quarts de finale.

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Eibner-Pressofoto/EXPA

Gregor Kobel – La sécurité suisse

Les exploits de ce gardien tout au long de la campagne 2023/24 du Borussia Dortmund en Ligue des champions ont considérablement rehaussé son statut bien au-delà des frontières allemandes.

Alors que les Borussen traçaient un parcours inattendu jusqu’en finale, les réseaux sociaux se sont enflammés avec des extraits montrant Kobel enchaînant les arrêts miraculeux.

En défiant l’xG un mercredi sur deux, le gardien né à Zurich s’est forgé une réputation de spectaculaire, une réputation certes méritée, mais qui ne rend pas compte de l’essence même de Kobel qui, en réalité, penche bien davantage vers le pragmatisme dans son approche.

À 28 ans, il fait toujours preuve de sang-froid, privilégiant l’anticipation à la réaction, tandis qu’avec le ballon aux pieds, il incarne la fiabilité à l’état pur.

Rien n’illustrait mieux cela que l’une de ses premières apparitions en équipe A, où il a affiché un taux de réussite de 100 % dans ses passes lors du déplacement en Serbie.

Joan Garcia – Un palmarès de parades

L’international espagnol a été sélectionné pour la première fois après avoir enchaîné une série de performances exceptionnelles avec Barcelone, alors que les Blaugrana remportaient leur 29e titre de Liga.

Parmi ses nombreux arrêts, l’un d’entre eux reste gravé dans les mémoires : un détournement miraculeux au-dessus de la barre, à bout portant, face à son ancien club, l’Espanyol, en janvier 2026.

Ayant parfaitement anticipé la trajectoire du ballon, Garcia semblait presque l'attendre, figé dans les airs. Ce geste a été élu, à juste titre, « arrêt de la saison » de la Liga.

Les joueurs de l’Espanyol ont manifesté une exaspération visible sur le moment, mais sans surprise. Ils savaient de quoi Garcia était capable.

La saison précédente, avant de changer de club en Catalogne, il avait réalisé 146 arrêts pour les « Perruches », un record du championnat.

Vozinha – Une sensation virale

Capitaine du Cap-Vert lors de sa toute première qualification pour la Coupe du monde l’été dernier, ce joueur de 40 ans a réservé sa plus grande performance pour son moment le plus important, une coïncidence qui se produit si rarement.

Avec sept arrêts face à l’Espagne, future vainqueur du tournoi, lors d’un match qui s’est soldé par un match nul historique, Vozinha a conquis le cœur et l’esprit du monde entier.

Cela s’est traduit par le fait que le gardien de Colo-Colo est rapidement devenu un phénomène sur les réseaux sociaux, son compte Instagram gagnant des abonnés à une vitesse fulgurante.

En l’espace de 24 heures, Voinha est passé de 50 000 abonnés à 25 millions.

Matvey Safonov – Patience et parcours universitaire

Comme l’illustre l’article ci-dessous, la patience a été le maître mot tout au long de la carrière du Russe.

Été après été, des rumeurs circulaient selon lesquelles de grands clubs s’intéressaient à ce talentueux gardien de Krasnodar, mais rien n’en est jamais sorti.

Lorsqu’il a enfin décroché le transfert de ses rêves, il a immédiatement été relégué au poste de remplaçant au PSG, derrière Gianluigi Donnarumma, double lauréat du Ballon d'Or du meilleur gardien de but masculin de l’année.

Il est désormais vainqueur de la Ligue des champions avec le grand club parisien et nominé à part entière, mais même cette ascension remarquable n’est pas le détail le plus fascinant concernant Safonov.

Enfant prodige en mathématiques et aux échecs, il a concilié plus tard sa carrière de footballeur avec un cursus universitaire, en suivant des études de pédagogie, de psychologie et de communication.

David RayaLe roi des blanchissages

Depuis son arrivée à Arsenal en provenance de Brentford à l’été 2023, Raya a remporté le Gant d’or de la Premier League saison après saison. Son dernier sacre individuel a permis aux Gunners de décrocher leur premier titre de champion depuis 22 ans.

En analysant les chiffres de ces trois campagnes exceptionnelles, on constate clairement l’importance capitale de Raya pour l’équipe de Mikel Arteta, au-delà de son simple talent.

À l’issue de la saison 2025/26, l’Espagnol totalisait 107 matches de championnat disputés pour Arsenal, dont 44,8 % sans encaisser le moindre but.

De plus, il n’a encaissé que 84 buts, soit un but toutes les 114,6 minutes.

Emi Martinez – Le phénomène qui a mis du temps à s’imposer

Surnommé le « succès instantané qui a mis 10 ans à se concrétiser », le charismatique gardien argentin s’est illustré lors de six prêts successifs dans les divisions inférieures anglaises avant de s’imposer parmi l’élite.

Il a par la suite remporté ce prix à deux reprises – en 2023 et 2024 – ainsi que le Gant d’or lors d’une phase finale de Coupe du monde et de deux Copa América.

Son bilan sur les penalties en sélection est quant à lui impressionnant : il n’a encaissé que la moitié des 22 tirs au but qu’il a dû affronter.