Il faut bien reconnaître que la Turquie a déçu lors de la Coupe du monde.
Placée dans un groupe relativement abordable et dotée de deux des jeunes talents les plus prometteurs d’Europe, Kenan Yıldız et Arda Güler – tous deux nominés pour le Trophée Kopa ces dernières saisons –, beaucoup pensaient que les « Étoiles du Croissant » parviendraient au moins à se qualifier pour les huitièmes de finale en Amérique.
Mais finalement, les défaites face à l’Australie et au Paraguay les ont éliminés alors qu’il leur restait encore un match à disputer. Une victoire spectaculaire contre les États-Unis n’a été qu’une maigre consolation, leur sort étant déjà scellé.
Tout cela a naturellement donné lieu à des analyses rétrospectives dans l’ensemble des médias turcs, visant à identifier les principales causes de cette élimination prématurée, et cela s’est principalement traduit par une question clé : leurs plus grandes stars en ont-elles fait assez ?
Comme nous allons le voir, dans le cas du meneur de jeu turc de 21 ans du Real Madrid, la réponse est affirmative. Oui, il en a fait assez.
La Coupe du monde 2026 d’Arda Güler en chiffres
Matchs : 3, Minutes : 270
Implications sur des buts : 1
Tirs : 12
Passes décisives : 5
Duels remportés : 39
Passes précises : 167
Sprints : 120
Poussées : 75
Un travail acharné qui se transforme en menace
D'un point de vue statistique, le milieu offensif a été le moins efficace lors du match d'ouverture de la Turquie contre l'Australie. Il est d'ailleurs intéressant de noter que ses chiffres les plus impressionnants concernent davantage son engagement que sa créativité.
Alors que son équipe peinait, lui aussi peinait, en vain finalement.
Il est également intéressant de noter que face au Paraguay, six jours plus tard, Vincenzo Montella a déplacé Güler du flanc droit vers son poste de prédilection, celui de numéro 10. Le finaliste du Trophée Kopa 2024 est alors immédiatement devenu plus décisif et plus influent.
La Turquie s’est peut-être inclinée 1-0, mais Güler s’est montré dangereux tout au long du match, enregistrant trois passes décisives et 46 passes réussies dans la moitié de terrain adverse.
Alors que son retour chez elle était pratiquement inévitable, la Turquie a ensuite affronté les États-Unis et, de toute évidence, la star des « Los Blancos » était bien décidée à terminer le tournoi en beauté.
Un but encaissé très tôt par la Turquie semblait de mauvais augure, mais le milieu de terrain a égalisé peu après, inscrivant le premier but de son pays dans le tournoi. Il a ensuite enchaîné avec une performance digne de l’homme du match, réussissant 100 % de ses dribbles et parcourant 10,4 km.
En résumé
Personne ne peut remettre en cause l’engagement de Güler sur le sol américain, puisqu’il a remporté le plus grand nombre de duels parmi tous les joueurs turcs.
De plus, il a réalisé le deuxième plus grand nombre de passes précises, ce qui est remarquable pour un joueur évoluant aussi haut sur le terrain et chargé de prendre des risques.
Un bilan global du tournoi laisse penser qu’il était en pleine progression, s’améliorant de match en match, mais l’élimination de la Turquie dès la phase de poules a empêché le milieu de terrain de montrer véritablement sa valeur.
C'est peut-être ce que le Real Madrid peut espérer pour la saison 2026/27 ?