Qui sont les London City Lionesses ?

Le club de London City a été fondé en 2019, après s'être séparé des Millwall Lionesses pour devenir une entité distincte et indépendante à part entière.

En accédant à la WSL l'année dernière, elles sont devenues la seule équipe féminine professionnelle de première division à ne pas être affiliée à un club masculin.

Au départ, leur fière indépendance a toutefois entraîné une instabilité financière, jusqu’à ce que la femme d’affaires américaine Michele Kang rachète le club en 2023.

La mission ambitieuse de Mme Kang est de veiller à ce que le football féminin prospère de manière autonome et, à cette fin, elle avait déjà acquis une participation majoritaire dans le Washington Spirit. En 2024, elle est devenue actionnaire majoritaire et PDG de l’Olympique Lyonnais Féminin, dont le nom a par la suite été changé en OL Lyonnes.

Ces trois clubs sont regroupés sous l’égide de Kynisca Sports International Ltd.

Grâce à un accord de partage de stade avec le Bromley FC et à d’importants investissements dans l’effectif, les Lionesses ont décroché leur promotion en WSL l’été dernier. Douze mois auparavant, elles avaient réalisé une recrue de marque en engageant Kosovare Asllani, capitaine de l’équipe nationale suédoise et nominée au titre de «Ballon d’Or» en 2019.

Attirer une telle star de l’AC Milan vers la deuxième division était un véritable coup de maître.

Mais rien n’aurait pu préparer les spectateurs intrigués à ce qui allait suivre…

Un grand bond en avant

Déterminées à s’imposer en WSL, les Lionesses n’ont pas perdu de temps l’été dernier pour attirer une pléthore de talents de haut niveau.

Leur défense a été renforcée par les arrivées de Jana Fernàndez et d’Elena Linari, respectivement en provenance de Barcelone et de l’AS Roma. L’ancienne attaquante de Manchester City et d’Arsenal, Nikita Parris, a été recrutée. Daniëlle van de Donk a apporté sa classe et son expérience au milieu de terrain des Lionesses.

En janvier, Delphine Cascarino, qui compte neuf titres de championne avec l’OL Lyonnais, a été recrutée.

À l’issue de la saison, les nouvelles venues de la WSL ont terminé à une très honorable sixième place.

Une ambition affichée

Après s’être solidement implantées dans l’élite anglaise, les Lionesses se sont une nouvelle fois lancées dans une vague de recrutements cet été. La différence cette fois-ci, c’est que le calibre des joueuses qu’elles font venir est tel qu’il fait parler tout le monde dans le monde du football.

Tout a commencé avec la signature de Mary Earps, en provenance du PSG : la gardienne de but anglaise, vainqueur de l’Euro, s’est engagée pour un contrat de deux ans.

Deux semaines plus tard, la prolifique Nicole Anyomi a rejoint l’équipe, après avoir inscrit 50 buts en 101 matchs avec l’Eintracht Francfort.

Peu après, l’internationale danoise Janni Thomsen a signé.

Ces trois recrues sont impressionnantes, mais pour que les Lionesses puissent viser plus haut, il fallait sans aucun doute une véritable superstar, un transfert qui ferait la une des journaux du monde entier.

C’est ce qu’a apporté une double lauréate du Ballon d’Or féminin, une joueuse largement considérée comme l’une des plus grandes à avoir jamais honoré le football féminin.

Convaincre Alexia Putellas de mettre fin à un passage de 14 ans à Barcelone a constitué un coup d’éclat de la part de London City, coup d’éclat qui a été remarquablement doublé, puis triplé dans les jours qui ont suivi avec les arrivées de Mapi León – également en provenance de Barcelone – et de Kadidiatou Diani, de l’OL lyonnais.

Cela signifie que cet été, un club encore naissant dans le grand schéma des choses a recruté quatre joueuses, totalisant à elles quatre neuf nominations au Ballon d’Or Féminin.

C’est une ambition affichée haut et fort.

Alexia Putellas – La superstar

Au cours de près d’une décennie et demie passée en Catalogne, Putellas a remporté 38 trophées, dont quatre Liges des champions.

En 2021 et 2022, elle a remporté deux fois d’affilée le Ballon d’Or féminine après avoir porté sa créativité au milieu de terrain à des niveaux inégalés. Un an plus tard, son talent et sa vision ont contribué à mener l’Espagne à la victoire en Coupe du monde.

Aujourd’hui âgée de 32 ans, Putellas est clairement prête à relever un nouveau défi, bien différent des précédents. À l’occasion de sa signature avec les Lionesses, elle a déclaré…

« J’ai soif de victoire, j’ai envie de m’améliorer jour après jour, de me battre avec mes coéquipières pour la victoire. »

Véritable icône du football féminin, sa présence sous le maillot turquoise ne manquera pas de renforcer la notoriété du club, tout en améliorant considérablement les performances sur le terrain.

Kadidiatou Diani – Une finisseuse confirmée

Nominée pour le Ballon d’Or Féminin en 2021, 2022 et 2023, l’ancienne attaquante du PSG et de l’OL Lyonnes est une garantie de buts, avec 114 réalisations en Première Ligue et 32 en sélection nationale.

Pas plus tard qu’en 2023/24, Diani a terminé meilleure buteuse de la Ligue des champions, après avoir inscrit huit buts lors de la phase finale.

Mary Earps – Une figure incontournable

Avec plus de 100 sélections sous les couleurs de Manchester United, les performances d’Earps dans les cages de l’Angleterre lors de l’Euro 2022 ont fait de son nom une référence au-delà du football féminin. Elle a par la suite été sélectionnée dans l’équipe type du tournoi.

En 2023, la gardienne originaire de Nottingham est devenue la sixième gardienne de but à être nominée pour le Ballon d’Or Féminin, en reconnaissance d’une année exceptionnelle.

Mapi León – La gagnante en série

Défenseuse centrale habile balle au pied, tout aussi à l’aise sur le côté gauche, León a quitté Barcelone cet été en tant que grande gagnante, forte de huit titres de Primera División, dont un avec l’Atlético de Madrid.

Au total, l’internationale espagnole a disputé 207 matches sous les couleurs des Blaugrana, s’imposant comme l’une des meilleures défenseuses de sa génération.

En 2023, elle a terminé 16e au classement du Ballon d’Or Féminin.